Pourquoi les aliments nous font-ils saliver ?

Avoir l’eau à la bouche. Cette expression courante, que l’on utilise lorsqu’un aliment nous met en appétit, n’est pas seulement une image. Preuve en est : la vue, l’odeur ou le goût d’un mets particulièrement attrayant nous fait littéralement saliver !

Mais comment expliquer ce phénomène surprenant ? Des scientifiques se sont déjà penchés sur la question. C’est notamment le cas d’Hadi Fares, primé lors du concours ACS Chemistry Champions 2015 pour son étude sur le sujet.

Des stimuli qui envoient un signal au cerveau

Ses recherches démontrent que les nerfs qui contrôlent la production de salive font partie d'un système réflexe, qui peut être activé à la simple vue d’un aliment attrayant. Un réflexe qui peut également être déclenché par l'odeur de la nourriture, et même un mouvement de mâchoire !

Pour que ce mécanisme se mette en route, les différents stimuli provoqués par les aliments sont acheminés vers le cerveau, et plus précisément, le bulbe rachidien. Des neurotransmetteurs comme l'acétylcholine et la noradrénaline sont ensuite libérés, ce qui met en route la production de la salive.

Saliver, un processus indispensable à la digestion

Un processus qui ne se déclenche pas sans raison, bien au contraire ! La salive a plusieurs rôles : elle participe à l’hygiène dentaire, nous aide à savourer les aliments mais favorise aussi la digestion.

Saliver à la vue d’un aliment, est donc le signe que le corps se prépare à le digérer ! L'amylase, une enzyme protéique présente dans la salive, commence d’ailleurs le processus de décomposition des aliments avant même leur entrée dans l'estomac et les intestins.

La production de salive peut être plus ou moins forte en fonction des aliments : elle ainsi être accentuée face à un mets que l’on apprécie tout particulièrement, ou au goût de certains aliments. Notre bouche peut ainsi produire jusqu'à 1,5 litre de salive par jour !

L'explication du "réflexe conditionné"

Mais ce n'est pas la seule explication au processus de salivation provoqué par

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