Pourquoi nos chaussures modernes fragilisent nos pieds et nos articulations ?

Nos chaussures modernes sont tendances et confortables. Pourtant, elles peuvent détériorer, à long terme, les articulations de la cheville, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Bologne en Italie. La cause ? Les scientifiques blâment la rigidité et la lourdeur des chaussures. Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié le talus, un os central situé entre le pied et la partie inférieure de la jambe. Ils ont également comparé les os des personnes portant des chaussures modernes et ceux de chasseurs-cueilleurs datant de l’âge de pierre, qui ne portaient pas ou que très rarement des chaussures.

Les chaussures modernes nous rendent plus sujettes aux fractures

Les résultats en disent long. Les scientifiques ont découvert que "les personnes portant des chaussures modernes avaient des articulations de la cheville moins souples et robustes que leurs ancêtres, ce qui les rendait potentiellement plus vulnérables aux fractures". Ils ont également révélé que les chevilles des chasseurs-cueilleurs étaient relativement souples et robustes car ils marchaient pieds-nus sur de longues distances. Une habitude inenvisageable pour les habitants de villes modernes qui ont toujours des chaussures "rigides" pour couvrir leurs pieds. "Une chaussure rigide et lourde peut restreindre l'espace dans lequel le pied peut se déplacer", indique l’étude.

La forme de leurs astragales, os du tarse qui s’articule avec le tibia et la fibula, rendrait les mouvements plus rigides et conduirait à une perte de flexibilité, d’après Rita Sorrentino, auteure principale de l’étude. Cet os n’est pas censé se fracturer, sauf en cas de blessure traumatique tel qu’un accident de voiture ou d’une chute en hauteur. Néanmoins, "s'il s'affaiblit ou se brise, il met plus de temps à guérir parce que l'approvisionnement en sang dans cette région est insuffisant", précise les scientifiques.

La sédentarité pointée du doigt

Autre cause : le manque d’exercice. D’après l’étude, la structure

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