"Pourquoi vous devriez vous faire vacciner contre la variole du singe au plus vite"

La première fois qu'il a entendu parler de la variole du singe (ou "Monkeypox") fin mai, Elias, 39 ans, n'a pas tiqué. En plein rebond de l'épidémie de Covid, plus rien ne l'étonnait. Encore une énième maladie infectieuse émergente dans cette période troublée, s'est-il dit. "Je n'avais pas capté que cela touchait principalement la communauté des 'HSH' - les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes", soupire-t-il aujourd'hui. "Et surtout, on a rapidement arrêté d'en parler dans les médias et autour de moi."

C'est lorsque l'un de ses amis infectiologue l'a alerté du nombre galopant de cas à l'hôpital qu'Elias a commencé à prendre conscience que "quelque chose de grave était en train d'arriver". Rapidement, le Parisien se met en quête de recommandations. Pas grand-chose dans les médias généralistes : c'est sur les sites spécialisés et les réseaux sociaux qu'il parviendra à grappiller des informations. Alors que le nombre de contaminations grimpe au fil des jours au sein de la communauté gay, Elias panique. Et il n'est pas le seul.

"Dans la communauté, on a rapidement réalisé que c'était flippant, surtout avant les vacances d'été et la Marche des fiertés le 25 juin où il y a beaucoup d'événements, de brassage. Certains ont même décidé de devenir complètement abstinents. La peur est montée d'un cran."

Certains de ses amis commencent à être touchés. Ils lui parlent de ces boutons "très douloureux", de l'isolement de trois semaines. Comme le...

Lire la suite


À lire aussi

Pourquoi les femmes devraient (vraiment) arrêter d'être modestes au travail
Vite, relisons le (très) radical "Scum Manifesto" : Lauren Bastide nous explique pourquoi
Pourquoi vous devriez demander une pause déjeuner de 2 heures

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles