Pourquoi dit-on d’un farceur qu’il est un "boute-en-train" ?

·1 min de lecture

Chaque jour Stéphane Bern remonte dans le temps pour trouver les origines d’une expression française que l’on utilise tous les jours mais dont on ne sait pourtant pas d’où elle vient. Mardi, il s’attaque au qualificatif "être un boute-en-train", qui décrit quelqu’un de clownesque, qui fanfaronne et qui amuse la galerie. Une locution à l'histoire insoupçonnée.

"Tout d’abord, il faut savoir que bouter signifie pousser. On se souvient, par exemple, de Jeanne D’arc qui tenait à bouter les Anglais hors de France. Mais alors quel est le rapport avec le train ? En 1762, le dictionnaire de l’Académie Française explique que le boute-en-train était un oiseau particulièrement gai que l’on mettait avec d’autres pour les faire chanter.

>> Retrouvez toutes les émissions de Matthieu Noël et Stéphane Bern tous les jours de 16h à 18h sur Europe 1 ainsi qu’en replay et en podcast ici

Préparer la jument à la saillie 

Mais c’est auprès d’un autre animal que se trouve l’explication de cette expression : un boute-en-train est un cheval utilisé dans les haras pour préparer la jument à la saillie. Concrètement pour se reproduire un pur-sang de grande valeur sans qu’il soit blessé par une ruade mal placée, l’accouplement est expérimenté avec un boute-en-train. 

Ce dernier teste la jument pour voir si elle est disposée, si elle est en chaleur et au moment fatidique, le boute en train est écarté pour laisser place au pur-sang. Pour résumer : le boute-en-train met l’ambiance… et c’est tout. En...


Lire la suite sur Europe1