Pourquoi dit-on des personnes susceptibles qu'elles "prennent la mouche" ?

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Quel rapport entre une mouche, ce petit insecte peu ragoûtant, et le fait de se vexer d'une remarque ou d'une action d'autrui ? A priori aucun. Pourtant, la langue française les rassemble dans l'expression "prendre la mouche", qui désigne souvent le comportement d'une personne susceptible. Pour comprendre, il faut remonter à la France du 17e siècle. C'est ce qu'a expliqué Stéphane Bern jeudi, dans "Historiquement vôtre".

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Au 17e siècle en effet, la mouche désigne tout ce qui vole et ressemble grosso modo à un insecte. On parlait alors de "la mouche aux bœufs" pour désigner le taon, l'abeille était appelée "mouche à miel", et la tique était "la mouche à chiens".

Un insecte qui s'anoblit avec le temps

En fait, l'explication de cette expression "prendre la mouche" est simplissime : à la campagne, on voyait bien souvent les animaux s'énerver et se cabrer à cause d'une mouche qui leur tournait autour. Mouche que nous, pauvres humains, n'avions même pas remarquée. Cette soudaine colère sans explication a donné naissance à "prendre la mouche", mais aussi à l’expression "mais quelle mouche l'a piqué ?".

Au début du 18e siècle, le naturaliste français Georges Louis Leclerc de Buffon déclare "une mouche ne doit pas tenir dans la tête d'un naturaliste plus de place qu'elle n'en tient dans la nature". Pourtant, avec le temps, la langue française a su reconnaître à l’insecte de grandes qual...


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