Pourquoi dit-on qu’une situation peut se terminer en "eau de boudin" ?

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Tout allait bien quand, tout à coup, c’est parti "en eau de boudin". L'expression est fréquente en France pour décrire une fin ratée, mais d'où vient-elle ? Sans surprise, il faut se plonger dans l'histoire de la gastronomie hexagonale pour trouver la réponse. Le chroniqueur d’Europe 1 Stéphane Bern remonte le temps, jeudi, dans l’émission Historiquement Vôtre pour découvrir la genèse de cette locution. 

Vous vous en doutez, il va être question de charcuterie. Depuis le Moyen-Âge, l’eau de boudin désigne littéralement le bouillon de viande. Quelques années plus tard, on parle d'eau de joue de bœuf, puis au 18e siècle cela finit même en eau de poulet. Donc l’eau de boudin, c’est tout simplement l’eau de cuisson des boudins.

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Tout est bon dans le cochon "du groin jusqu’au jambon, la rate et les rognons, la queue en tirebouchon, tout est bon", comme le disait la chanteuse Juliette. Tout est bon… sauf l’eau de boudin. On ne peut absolument rien en tirer. C'est de ce constat que découle l’expression française. On l’utilise pour qualifier une situation sur laquelle on avait misée et qui ne donnera finalement rien.

Au Portugal, l’expression est presque similaire : on dit "finir en eau de morue". Les italiens préfèrent "ça part en fumée" tandis que les britanniques utilisent "ça part à l’égout". Exactement ce que l’on faisait avec l’ea...


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