Pourquoi Donald Trump refuse la défaite

ELLE avec AFP
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Donné battu face au démocrate Joe Biden, Donald Trump refuse de concéder sa défaite. Le président américain est devenu un de ces « perdants » qu'il exècre et se retrouve menacé de poursuites judiciaires. Sa posture pourrait aussi être un pari politique.

Alors que le décompte des voix de la présidentielle n'est pas terminé, le camp républicain multiplie les recours et Donald Trump lui-même a accusé les démocrates de lui avoir « volé » l'élection, sans toutefois apporter de preuves de la fraude qu'il dénonce. « Les traits qui ont permis à Donald Trump d'établir son modèle autoritaire sur la présidence (l'arrogance, la brutalité et l'idée qu'il doit être défendu face à ses ennemis) rendent difficiles le fait qu'il accepte sa défaite », explique Ruth Ben-Ghiat, professeure d'histoire à l'université de New York. « Il est plus facile de dire que l'élection était truquée que d'admettre que sa politique a détourné les gens en nombre suffisant pour perdre », ajoute cette spécialiste des dirigeants autoritaires. Elle estime que pour Donald Trump, un discours de défaite serait une « humiliation publique ».

Pour John Gartner, psychologue à Baltimore, le président sortant est un « narcissique néfaste » et pourrait mener une politique de « terre brûlée » pendant la période de transition qui s'ouvre jusqu'à l'investiture de Joe Biden, en janvier. Il a certes « perdu son pouvoir sur le peuple », mais « il conserve des partisans fanatiques qui sont dangereux », met en garde le spécialiste.

Caractère de dominateur et de menteur narcissique

Donald Trump a plusieurs fois refusé de dire qu'il céderait pacifiquement le pouvoir. Il « doit s'assurer qu'il n'est pas perçu comme un perdant...

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