Pourquoi il faut (re)voir “The Kid” de Charlie Chaplin, cent ans après sa sortie

Thibault Lucia
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(capture d'écran)
(capture d'écran)

Charlie Chaplin n’est pas encore “le cinéaste le plus célèbre au monde” (dixit François Truffaut) quand il débute en 1918, à trente ans, la réalisation d’une série de courts-métrages la First National, dont The Kid. Le film, initialement prévu sur deux bobines, en compte finalement six, soit un long-métrage, son premier, dont on fête cette année le centenaire. En plus de surmonter des problèmes de production, Chaplin se sent frustré dans sa relation avec Mildred Harris, sa première épouse. Alors que le couple bat de l'aile, le décès prématuré de leur enfant affecte profondément le cinéaste.

Des larmes aux rires

Comme un substitut, l'artiste comique se jette corps et âme dans la préparation de ce nouveau projet, d'abord nommé The Waif (L'Orphelin) puis The Kid. L'histoire est celle d'une mère, "dont le seul pêché était d'être mère", qui de façon inexpliquée, va perdre son enfant tout juste né. Un mendiant, Charlot, recueille l'enfant et l'adopte. La découverte de l'orphelin résonne comme une providence, comme en témoigne le plan christique au début du film. Charlot, qui se décrit lui-même dans ses mémoires comme un enfant issu des "couches inférieures de la société", incarne alors le père adoptif d’un enfant perdu.

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