Pourquoi le retour de la sandale Steve Madden ne passera pas par nous

Charlotte Arnaud

Baskets en cuir avec patchs et graffitis, Dolce & Gabbana, 595 €. Disponible sur .

/ Photo DP Luisaviaroma

Elle fait l'allure maladroite et écrase tout sur son passage. Elle est de retour : la tong à plateforme de Steve Madden, chaussure phare des années 1990, s'installe de son pas lourd chez Urban Outfitters le temps d'une collaboration. Mais quand cessera-t-on de déterrer nos pires souvenirs mode ?

Ces derniers temps, le classicisme a laissé pas mal de plumes face à la grande valse des tendances. On a réhabilité la banane, en se disant, qu'après tout, si elle plaisait autant aux grands noms du luxe, c'est qu'elle devait avoir un truc. On s'est surpris à traîner chez Décathlon, pas marathonienne pour un sou, cherchant désespérément un cycliste à porter dans la vraie vie de tous les jours. Au bureau et sur une chaise, donc.

La mode tout terrain, pourquoi pas ? Et ramenons au passage le sac en perles, la manucure rainbow et une pluie de barrettes à perles et à fleurs piquées rayon enfant. Sortir de sa zone de confort et apporter une dose de fun n'a jamais fait de mal à personne. Mais ces concessions étaient peut-être la boîte de Pandore.

Spice girls et consœurs


Car voilà maintenant que les pires chaussures des années 1990 – une décennie déjà pas vraiment réputée pour son bon goût - tentent de reconquérir la mode. Les tongs à plateforme (on pressent le hic dès le concept) reviennent le temps d'une collection capsule de Steve Madden chez Urban Outfitters. Avec les mêmes semelles épaisses qui réhaussaient vingt ans plus tôt toutes les filles en vogue, de Lizzie McGuire aux sœurs Olsen, les Spice Girls en tête.

En chic filles, cette fois, on leur laisse. Parce que ces sandales ramènent aux souvenirs les moins glorieux de nos adolescences. Une liste non exhaustive qui comprend notamment les boutons d'acné et leur camouflage épais au correcteur trop clair. Ou l'appareil dentaire dont on a mis du temps à se débarrasser. Sur les photos de nos vieux albums, on a (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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