Pourquoi la série teen “Love, Victor” déçoit

Léo Moser
·1 min de lecture
© Disney+
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On le sait, la série teen répond à des archétypes nerveux qui, même théorisés, mis à mal, voire déconstruits, restent quasiment indéboulonnables. On les dénombre sans difficultés dans Love, Victor, dans laquelle on suit l'itinéraire contrarié d'un homosexuel de 16 ans, pas encore outé et plein de doutes, qui (on vous le donne en mille) emménage au début de la série avec sa famille dans une ville américaine moyenne. Nouveau lycée, nouveau crush, nouvelles emmerdes : on connaît le programme.

Spin-off de Love, Simon, qui en 2018 parachevait avec réussite la mainstreamisation des thématiques LGBTQI+ dans le paysage longtemps hétéronormé de la teen comedy US, Love, Victor souffre de la comparaison avec son aînée. La faute à une artificialité coupable (on peine à croire en les personnages) et une manière extrêmement paresseuse de dérouler son récit à grand renfort de clichés poussiéreux.

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