Pourquoi une telle culture de la BD en Belgique ? Les explications de Philippe Geluck

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S'il est bien un domaine où la Belgique n'a pas "le seum", c'est la bande dessinée. Le plat pays y est largement représenté dès le début du 20e siècle, du Tintin d'Hergé au Lucky Luke de Morris, en passant par les Schtroumpfs de Peyo. Le dessinateur et père du ChatPhilippe Geluck donne sa version sur le succès de ses compatriotes, au micro d'Anne Roumanoff.

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Des pères fondateurs de caractère

Selon Philippe Geluck, la Belgique doit la naissance de son vivier de dessinateurs au père de Tintin. "Tout a commencé avec l'impulsion donnée par le père de tous, Hergé, qui était un géant de la bande dessinée", explique-t-il. "Et tous les futurs bédéistes se sont réunis autour de lui."

Mais le père du Chat rappelle également qu'une BD n'est pas la seule affaire d'un dessinateur. "Il y a aussi eu le rôle clé joué par Castermann et Dupuis, deux éditeurs aux personnalités très fortes qui ont entraîné avec eux des artistes magnifiques", indique-t-il. Et les maisons d'édition lancées par ces deux hommes occupent encore aujourd'hui une place prépondérante dans la bande dessinée populaire.

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Un pays devenu référence

Si ce creuset de la bande dessinée ne s'est pas tari après la première génération, c'est parce qu'il y existe un véritable esprit d'émulation autour de la BD, comme le précise Philippe Geluck. "Un grand artiste fait toujours des adep...


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