Le pouvoir des influenceurs

Ils recueillent des millions de vues sur le Net et sont devenus des partenaires pour les marques. Entre business et selfies, plongée dans les coulisses d’un nouveau métier.

Trouve un boulot, mon fils ! » Si Jonathan Kubben vient de remporter le prix de l’influenceur de l’année 2019, le 6 octobre à Monaco, c’est pourtant la phrase piquante que son père lui glissait encore récemment à l’oreille. Mais aujourd’hui, le jeune Belge d’origine mexicaine – qui a aussi gagné un prix dans la catégorie Green pour son projet de construction d’une école en plastique recyclé – peut se vanter d’avoir décroché un job d’enfer !

A 30 ans, l’instagrameur aux 375 000 followers a lancé une marque de vêtements et enchaîne les missions de rêve : publicité avec Ronaldo pour un magasin en ligne de Singapour ou ambassadeur pour le constructeur d’automobiles Volvo. Son idée de départ : parcourir la planète et se photographier avec une pancarte, « Mom, I’m fine », pour rassurer une maman très anxieuse.

En quelques semaines, le globe-trotteur fait exploser les compteurs d’Instagram et fascine les médias. « Je n’aime pas le mot influenceur, s’agace le lauréat. On devient gêné de le prononcer car il est associé à Kim Kardashian ou à d’autres personnalités de télé-réalité. Alors qu’un influenceur, en 2019, c’est l’entrepreneur Elon Musk, qui peut faire changer le cours de la Bourse d’un seul Tweet, ou le photographe Steve McCurry disant que tel appareil photo est le meilleur du marché : il sera sold out le lendemain. »

L'idée de départ de Jonathan Kubben : parcourir la planète et se photographier avec une pancarte, «Mom, I’m fine», pour rassurer une maman très anxieuse.

L'idée de départ de Jonathan Kubben : parcourir la planète et se photographier avec une pancarte, «Mom, I’m fine», pour rassurer une maman très anxieuse. (...)
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