Précarité étudiante : les femmes plus fortement impactées par la crise

Anaïs Guillon
·1 min de lecture

Deux études révélées par « Le Parisien » démontrent que, parmi les étudiants, les femmes sont davantage touchées par les conséquences de la crise du Covid-19 que les hommes. 

Depuis plus d’un an, la situation sanitaire ne cesse de creuser les inégalités de genre. Malheureusement, la précarité étudiante, en hausse ces derniers mois, n'échappe pas au phénomène. Selon deux études relayées en exclusivité ce mardi par « Le Parisien », les jeunes femmes seraient davantage en situation de détresse financière et psychologique. 

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Plus d’étudiantes aux distributions alimentaires 

La première étude, menée par l’association Co’p1 Solidarités étudiantes auprès de 1 222 étudiants révèle que les étudiantes sont plus nombreuses dans les files d’attente d’aides alimentaires qui se sont développées pour venir en aide aux jeunes pendant l’épidémie. « Elles sont très majoritaires (67%) dans les distributions alimentaires », détaille le journal.  

Cette observation s’inscrit dans la continuité de l’enquête réalisée en 2019 par l’Unef, qui démontrait que le coût de la vie pour les femmes dans l’enseignement supérieur était 118,68% plus élevé que celui des hommes. Un écart, creusé en 2020 (+3,73%), que le syndicat explique par la précarité menstruelle, la taxe rose sur certains produits et services, ou encore les conventions sexistes qui encouragent les femmes à se maquiller, s’épiler ou prendre en charge le coût de leur contraception. 

Consciente des besoins spécifiques des femmes, l’association Co’P1 Solidarités étudiantes indique au «...

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