Précarité menstruelle : le Royaume-Uni supprime la « taxe tampon » après le Brexit

Amandine Seguin
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Le pays a rapidement annoncé l’abandon de toute taxe sur les produits hygiéniques après sa sortie officielle de l’Union européenne, le 1er janvier.

C’est un sujet de discorde qui agite certains pays depuis plusieurs années. Outre-manche, il réunissait féministes et eurosceptiques. Le Royaume-Uni voulait supprimer la taxe sur les produits hygiéniques, depuis 2015. Cependant, une directive européenne rendait impossible cette décision. C’est désormais chose faite depuis le 1er janvier et la sortie officielle du pays de l’Union européenne.

« Je suis fier que nous tenions aujourd’hui notre promesse de supprimer la taxe sur les tampons. Les produits hygiéniques sont essentiels, il est donc normal de ne pas facturer la TVA », a fait savoir dans un communiqué Rishi Sunak, ministre des finances. Cette suppression avait été annoncée dès mars dernier et son économie estimée à 40 livres (45 euros) pour chaque femme au cours de sa vie. Certaines alternatives avaient déjà été adoptées comme la distribution gratuite dans les écoles, universités et hôpitaux publics. En Écosse, le Parlement a même a voté, en novembre dernier, la gratuité des protections périodiques pour toutes les femmes, une première mondiale.

Une taxe à 5,5 % en France

Les États membres de l’UE sont tenus de respecter une directive communautaire qui ne permet pas de baisser la taxe sur les tampons et serviettes hygiéniques en dessous de 5 %. En France, tout produit ou service vendu est assujetti à la TVA (taxe sur la valeur ajoutée). Elle est par défaut de 20 % mais peut être réduite jusqu’à 2 %. Les tampons et...

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