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Le président de l'AMF demande l'instauration de "circonstances aggravantes" en cas d'agression d'élus

Le président de l'AMF demande l'instauration de "circonstances aggravantes" en cas d'agression d'élus

Après l'audition mercredi au Sénat du maire de Saint-Brévin (Loire-Atlantique) Yannick Morez - qui a démissionné à la suite de l'incendie de sa maison et du manque "flagrant" de soutien de l'État - Élisabeth Borne a reçu l'élu à Matignon aux côtés de Dominique Faure, la ministre déléguée aux Collectivités territoriales, et David Lisnard, président de l'Association des maire des France (AMF).

Ce dernier s'est exprimé sur la position qu'il a tenue face à la Première ministre. Le maire LR de Cannes a souligné "l'impuissance publique" face aux agressions quotidiennes d'élus.

"Comment l'État qui n'a jamais autant dépensé d'argent, peut-il être aussi défaillant sur ses missions de base?", a-t-il demandé devant la presse.

Il a alors demandé à Élisabeth Borne de "réarmer l'État sur le plan pénal", espérant que la médiatisation de la démission de Yannick Morez - la 1300e depuis 2020 d'après lui - puisse faire changer les choses.

"Délitement civique"

Pour mettre fin à ce "problème de délitement civique", David Lisnard a proposé à la cheffe du gouvernerment d'instaurer la qualification de "circonstances aggravantes" lorsqu'un citoyen "agresse, dénigre, calomnie ou attaque" un élu, "comme sur un dépositaire de l'uniforme".

"Rien ne peut justifier un phénomène de violence parce qu'on n'est pas d'accord avec une décision de politique publique", a-t-il également commenté.

Pour appuyer son propos, le président de l'AMF a aussi pris l'exemple de l'agression mardi à Amiens de Jean-Baptiste Trogneux, petit-neveu par alliance d'Emmanuel Macron. Un événement "absurde, d'une violence insupportable et abject", selon David Lisnard.

Article original publié sur BFMTV.com