Présidentielle Moldave : Maia Sandu, la candidate qui défie Moscou

Sarah Lévy
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À 48 ans, la candidate pro-européenne, a créé la surprise au premier tour de la présidentielle Moldave en devançant le président sortant, grand ami de la Russie…

La campagne de dénigrement menée depuis des mois par Igor Dodon à l’encontre de Maia Sandu n’aura finalement pas eu l’effet escompté. Dimanche 1er novembre, le président sortant a pris un revers lors du premier tour de la présidentielle Moldave. L’issue du scrutin reste pour le moment incertaine mais la petite avance de la candidate centre droit (35,77% contre 32 ,87 pour son rival) laisse présager d’un joli happy end.

 

L’espoir de la diaspora

Attaquée sur son célibat, accusée de pourfendre les valeurs familiales, d’encourager la dissolution des mœurs, de vendre le pays aux dirigeants européens, Maia Sandu a balayé avec grâce chaque coup bas d’une campagne longue et périlleuse. Tête haute, cette ancienne économiste auprès de la Banque Mondiale a tout misé sur ses liens avec le vieux continent. Alors qu’Igor Dodon promettait « la poursuite d’une coopération bénéfique avec la Russie », l’apprentissage obligatoire du russe à l’école dans un pays majoritairement roumanophone, récoltant au passage, les louanges de Vladimir Poutine, Maia Sandu traçait son chemin loin de Moscou. Depuis 2016, elle œuvre pour une intégration de la Moldavie dans l’Union européenne.

Pas étonnant donc, que Maia Sandu représente un espoir pour la diaspora Moldave qui lui a accordé à plus de 70% son suffrage. Environ un million de Moldaves, soit près d’un tiers de la population globale, ont été contraints de s’expatrier pour trouver du...

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