Pour la première fois, les réseaux sociaux sont jugés responsables du suicide d’une ado au Royaume-Uni

Getty Images © Miguel Sotomayor

Ce n’est pas la première fois que l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des plus jeunes est pointé du doigt, mais le fait qu’il soit reconnu en justice est en revanche inédit : vendredi 30 septembre 2022, un tribunal britannique a jugé les plateformes Instagram et Pinterest en partie responsables du suicide de Molly Russel, une adolescente de 14 ans qui avait mis fin à ses jours en 2017. À l’issue d’une enquête et d’une audience de deux semaines, le coroner principal du tribunal de Barnet (au nord de Londres) a ainsi établi que la jeune fille était décédée des suites d’un acte d’automutilation alors qu’elle souffrait de dépression et “des effets négatifs des contenus en ligne”, rapporte le Guardian. Il a ajouté que ces images et vidéos “n’auraient pas dû être disponibles pour qu’un enfant puisse les voir”, selon la BBC.

L’enquête a permis de mettre en lumière la manière dont les réseaux sociaux - principalement les plateformes Instagram et Pinterest - ont contribué à entretenir et développer un état psychologique fragile chez la jeune Molly, notamment en analysant la typologie de contenus rendus disponibles et consultés par l’adolescente au cours des 6 mois précédant son suicide. Sur 16 300 textes, images et vidéos qu’elle avait likés, partagés ou enregistrés sur Instagram, 2000 contenus étaient liés au suicide, à la dépression ou à l’automutilation détaille L’ADN. Autant de messages négatifs dans lesquels elle baignait quotidiennement et qui dégradaient sa confiance (...)

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