Le premier contraceptif masculin sans effets secondaires arrive en 2020

Implant, patch, pilule, stérilet, diaphragme, préservatif féminin… Les femmes disposent de nombreuses méthodes de contraception. La préférée des Françaises ? La pilule, malgré ses nombreux effets secondaires. En terme de contraception, les hommes sont beaucoup plus limités. Les méthodes de contraception les plus connues à ce jour : le préservatif masculin (très utilisé) et la vasectomie, une opération de stérilisation définitive, qui a été réalisée par 9 240 hommes en 2018, contre seulement 1 880 en 2010, selon l’Assurance Maladie. À cette petite liste va s’ajouter la première contraception pour homme sans effets secondaires : l’injection d’un produit dans les testicules, une première dans le monde. Elle devrait voir le jour en 2020.

Comment marche ce contraceptif masculin ?

Cette véritable invention révolution a été mise au point par le Dr Sharma, chercheur à l’Indian Council of Medical Research (ICMR), le Conseil indien de la recherche médicale. Cette méthode consiste à injecter sous anesthésie locale du polymère directement dans les testicules. Le polymère, appelé RISUG (Reversible inhibition of sperm under guidance), a été fait à partir d’un composé nommé styrène anhydride maléique. "Le polymère a été mis au point par le professeur SK Guha de l'Indian Institute of Technology dans les années 1970. L'ICMR a fait des recherches sur ce produit pour en faire un produit à usage de masse depuis 1984, et le produit final est prêt après des tests exhaustifs", a révélé le Dr Sharma. Ce produit inhibe pleinement la production de spermatozoïdes pendant 13 ans. Après cette durée, il perd progressivement son efficacité.

Contraceptif masculin testé avec succès

Les grands plus de ce contraceptif masculin : il n’a aucun effet secondaire et n’est pas irréversible comme la vasectomie. En effet, une autre injection peut dissoudre le polymère. "Les procédures non-chirurgicales sont toujours préférées aux procédures chirurgicales parce qu'elles seront plus sûres et moins invasives. Il

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