Prison avec sursis pour les onze supporters de l'AS Saint-Étienne après les incidents face à Auxerre

Des supporters de Saint-Étienne sur le bord du terrain lors du barrage de promotion/relégation retour contre Auxerre. (A. Réau/L'Équipe)

Jugés mercredi dernier, les onze supporters de l'ASSE poursuivis après les incidents face à Auxerre en barrage en mai dernier ont été condamnés à des peines de prison avec sursis de deux mois à un an, en plus d'interdictions de stade.

Le couperet est tombé ce mercredi, en début d'après-midi. Une semaine après leur comparution au tribunal correctionnel de Saint-Étienne, onze supporters des Verts ont été condamnés par la justice à la suite des incidents qui avaient émaillé l'après-match face à l'Auxerre, fin mai, dans le cadre du barrage de promotion/relégation L1-L2.

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Les peines s'étalent de deux mois à un an d'emprisonnement avec sursis (et sursis probatoire de deux ans pour cette dernière, la plus lourde) et sont accompagnées par des interdictions de stade allant de deux à cinq ans ainsi que, pour certains, des interdictions de port d'armes, une privation de droit d'éligibilité ou encore une obligation de soins.

Chacun a également été condamné à verser un euro de dommages et intérêts à l'ASSE et la LFP, qui s'étaient constitués partie civile, au même titre que la Métropole, dont la demande a été rejetée.

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De manière générale, les avocats des fans stéphanois ont reçu avec soulagement ces condamnations. « Il n'y a pas grand-chose à dire, commente Me Franck-Olivier Lachaud, qui défendait deux d'entre eux. Le tribunal a sanctionné chaque personne mais en faisant bien la distinction par rapport aux personnalités, aux faits commis et aux éventuels antécédents judiciaires. »

Me Laure Salomon, avocate d'un supporter, estime, de son côté, que « le tribunal a été juste et mesuré ». « Il a su faire la part des choses entre l'ambiance générale des incidents et l'implication individuelle de chacun. Les réquisitions étaient cohérentes et le tribunal les a néanmoins amoindries », salue-t-elle.

Et Me Laurent Verilhac, représentant de quatre prévenus, de compléter cette « satisfaction » : « Le tribunal a fait une sereine appréciation du dossier pénal en évitant de rendre une décision pour l'exemple [...]. Les sanctions sont toutes assorties du sursis, ce qui préserve leur insertion sociale et professionnelle. »

Enfin, le parquet n'avait pas prévu de communiquer à l'issue de l'audience. Une conférence de presse du procureur de la République et de la Préfecture sera organisée dans les prochains jours.