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Prix de l'inventeur européen 2022 : interview de Claude Grison, à l'origine d'une méthode de décontamination des sols pollués par des plantes

Claude Grison, professeure d’université et directrice de recherche au CNRS, fait partie des trois Français finalistes au prix de l'inventeur européen 2022. Elle est nommée dans la catégorie "recherche" pour sa méthode de décontamination des sols pollués par des plantes mangeuses de métaux. Interview.

Les finalistes du Prix de l'inventeur européen 2022, organisé par l’Office européen des brevets (OEB) depuis 2006, ont été dévoilés le mardi 17 mai 2022. Ce prix est divisé en quatre catégories (Industrie, Recherche, PME et Pays non membres de l’OEB). Parmi , trois sont français : , Claude Grison, nommée dans la catégorie "Recherche", et . Sciences et Avenir a interviewé ces trois finalistes pour découvrir leur parcours et leur invention qui leur vaut d'être nommé à ce prix prestigieux. Découvrez ci-dessous notre interview de Claude Grison. A noter que les quatre grands gagnants du Prix de l'inventeur européen 2022 seront annoncés le 21 juin 2022 lors d’une grande cérémonie qui pourra être suivie en ligne sur le site . En attendant, les internautes peuvent voter pour leur inventeur préféré pour qu’il gagne le .

Finaliste du prix de l'inventeur européen 2022, dans la catégorie "Recherche", Claude Grison est directrice de recherche au CNRS, responsable du laboratoire de recherche "Chimie bio-inspirée et innovations écologiques" et directrice scientifique de l’entreprise BioInspir. A l’interface entre écologie et chimie durable, elle met en place des procédés innovant de décontamination des sols pollués par des plantes mangeuses de métaux. Interview.

"Une plante très particulière a été déterminante pour mes recherches, le tabouret bleu"

Science et Avenir : Quel est votre parcours universitaire ?

Claude Grison : J'ai un parcours universitaire en chimie du vivant, après avoir passé une thèse à l'Université de Lorraine dans le domaine de la chimie organique. J'ai ensuite été nommée enseignante-chercheuse, maître de conférences puis professeure d’université. A l’époque, je me consacrais à la compréhension des phénomènes de résistance des bactéries virulentes. J’ai alors souhaité m'investir dans le milieu de l’écologie scientifique, en faisant fructifier mes connaissances en chimie pour développer cette interface qui n'existait pas entre l’écologie et la chimie. Tant sur le[...]

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