Prix LVMH : de jeunes talents déjà grands

Chaque année, les candidatures affluent du monde entier. Comment le jury prestigieux du prix créé par Delphine Arnault choisit les gagnants et sur quels critères ? Plongée dans les coulisses de la 6e édition.

Sous les voiles en verre du bâtiment de la Fondation Louis Vuitton, l’ambiance est studieuse. Ce matin-là, les huit finalistes présentent leurs collections au jury. Quelques minutes pour convaincre les directeurs artistiques du groupe comme Maria Grazia Chiuri (Dior), Nicolas Ghesquière (Louis Vuitton), Clare Waight Keller (Givenchy)... et Delphine Arnault, directrice générale adjointe de Louis Vuitton. Perfectionnistes, les jeunes artistes veillent aux derniers détails, réajustent une manche, un bas de pantalon pour un tombé parfait et peaufinent leurs discours. Certains confient qu’ils sont stressés, d’autres préfèrent dire qu’ils sont impatients, prêts ou encore chanceux. Huit finalistes élus parmi 1 700 candidatures… C’est encore plus que l’année dernière où 1 300 dossiers avaient été déposés.

« Au-delà du prix, ces finalistes sont gagnants car ils profitent d’une visibilité incroyable. Lorsque j’ai lancé ma marque en 2005, j’aurais adoré bénéficier d’une telle presse, d’un tel jury et de ce concours fantastique », explique Kris Van Assche, directeur artistique de la maison Berluti. C’est la première fois qu’il est membre du jury et il est « nerveux » : « Cette journée va changer le futur des gagnants, alors je prends ma tâche très au sérieux. Je cherche à poser les bonnes questions aux candidats pour leur donner le plus de chance de bien raconter leur histoire. » Pour le créateur belge qui a dirigé Dior Homme pendant onze ans, « ce que l’on raconte à travers le vêtement est primordial. Il faut entraîner le jury dans son univers. Aujourd’hui, on attend un grand professionnalisme tout de suite ».

Thebe Magugu, lauréat du prix LVMH, a développé le savoir-faire local et l’artisanat de son pays

Côté candidats,(...)


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