Procès des attentats du 13 novembre : la perpétuité incompressible requise contre Salah Abdeslam

© Chris Ryan / Getty Images

Le Parquet national antiterroriste a achevé vendredi 10 juin son réquisitoire, au terme de neuf mois de procès.

C’est une sanction rarissime. Six ans et demi après les attentats du 13 novembre, le Parquet national antiterroriste a requis vendredi 10 juin la perpétuité incompressible contre Salah Abdeslam, l’unique membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

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Une perpétuité incompressible – ou « perpétuité réelle » – est une peine de réclusion criminelle à perpétuité empêchant tout aménagement de peine. Elle a été demandée « au regard de l’immense gravité des faits » reprochés à cet homme de 32 ans. En neuf mois de procès, Salah Abdeslam n’a jamais exprimé « le moindre remords ».

Peine prononcée qu’à quatre reprises

Le ministère public a également requis la perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans – période durant laquelle on ne peut pas demander d’aménagements – contre Mohamed Abrini, « l’homme au chapeau » des attentats de Bruxelles.

La « perpétuité réelle », sanction la plus lourde du Code pénal, a été instaurée en 1994 sous l’impulsion du ministre de la Justice de l’époque, marqué par le viol et le meurtre d’une fillette par un homme déjà condamné pour des crimes sexuels.

Elle n’a été prononcée qu’à quatre reprises : contre Pierre Bodein dit « Pierrot le fou » en 2007, Michel Fourniret – depuis décédé en prison – en 2008, Nicolas Blondiau en 2013 et Yannick Luende Bothelo...

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