Procès des attentats de Bruxelles: nouveau couac dans l'organisation

AP - John Thys

En Belgique, à un peu plus d'une semaine de l'ouverture du procès des attentats de Bruxelles, qui avaient fait 32 morts et des centaines de blessés, le 22 mars 2016, un nouveau couac a été enregistré au niveau de son organisation. Après un début déjà retardé – le procès devait débuter en octobre, il est désormais prévu le 5 décembre – à cause d'un box des accusés qui n'était pas aux normes pour un tel procès, on a appris que plusieurs victimes ont reçu, par erreur, une convocation pour intégrer le jury du procès.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Jean-Jacques Héry

C'est une banale histoire de documents qui ne sont pas classés pas dans la bonne pile. L'erreur est celle d'un des cabinets d'huissiers chargés à la fois de convoquer les potentiels jurés, mis aussi les parties civiles.

D'un côté, plus de 1 000 citoyens belges se sont portés candidats pour devenir jurés dans ce procès hors norme, et de l'autre, les parties civiles se comptent aussi par milliers.

« Et parmi les nombreux papiers à distribuer, certains se sont effectivement mélangés », a reconnu le porte-parole de la cour d'appel de Bruxelles, qui ajoute que seule une poignée de victimes ont été convoquées comme jurés potentiels.

Alors, si cet incident ne porte pas à conséquence, la justice belge s'en serait bien passée. Car il jette une nouvelle ombre sur l'organisation d'un procès hors norme déjà retardé.

Au départ, celui-ci devait en effet débuter le 13 octobre dernier. Mais le box des accusés, construit spécialement pour le procès, avait dû être démonté. Il violait en effet la Convention européenne des droits de l'homme, ne permettant pas notamment de contact direct entre les accusés et leurs avocats.


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