Procès Mediator : les laboratoires Servier reconnus coupables de "tromperie aggravée"

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Les laboratoires Servier ont été reconnus coupables ce lundi de "tromperie aggravée" et d'"homicides et blessures involontaires" dans le scandale du Mediator, cet antidiabétique détourné comme coupe-faim. Et condamnés à payer 2,7 millions d'euros d'amende, selon l'AFP.

"Malgré la connaissance qu'ils avaient des risques encourus depuis de très nombreuses années, (…) ils n'ont jamais pris les mesures qui s'imposaient et ainsi trompé" les consommateurs du Mediator, a déclaré la présidente du tribunal correctionnel, Sylvie Daunis.

Affaire Médiator : de quoi s'agit-il ?

Tout commence en 1976, lorsque les laboratoires Servier commercialisent le Mediator (dont le principe actif est le benfluorex), un médicament anti-cholestérol et anti-triglycérides, destiné aux patients en surpoids et/ou souffrant de diabète de type 2. Mais, en raison de ses propriétés anorexigènes, le Mediator est largement prescrit comme coupe-faim (dans un but minceur, donc) à des patients qui ne sont ni diabétiques, ni atteints d'hypercholestérolémie...

Les premières alertes sont lancées en 1999 : un cardiologue exerçant à Marseille évoque ainsi le potentiel impact sur Mediator sur la santé cardiovasculaire et soupçonne un risque accru de valvulopathies cardiaques chez les patients traités avec cet antidiabétique. Le Mediator est successivement retiré du marché en Suisse (en 1998), en Espagne (en 2003) et en Italie (en 2004) ; en France, il reste commercialisé.

En 2007, les (...)

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