La proposition d'un député Renaissance d’interdire les manifestations avant les grands évènements passe mal à gauche

"On va avoir les Jeux Olympiques, on va avoir quatre milliards de téléspectateurs, et on va encore se draper parce qu'une minorité vient siffler, vient faire des grèves de façon opportune... D'ailleurs moi je serais pour des lois d'exception sur le sujet", a déclaré dimanche matin le député des Yvelines, ancien journaliste sportif, sur France Info. L'élu a précisé que ces lois d'exception viseraient les "manifestations" et "préavis de grèves" citant comme exemple les perturbations avant la finale de la Ligue des champions de football l'année dernière à Saint-Denis.

L'opposition a immédiatement réagi, en y voyant une mesure de rétorsion, en se référant aux sifflets et huées qui ont accompagné un discours d'Emmanuel Macron vendredi au stade France lors de l'ouverture de la Coupe du monde de rugby. "Quand 80.000 spectateurs qui ne se connaissent pas, sifflent le président de la République, le sage s'interroge sur les raisons plutôt que de proposer une loi d’exception. La réponse est plus de démocratie, pas plus d'autocratie", a écrit sur X (anciennement Twitter) le premier secrétaire du PS Olivier Faure. "Bientôt l'ablation des cordes vocales pour empêcher les huées contre le roi Macron ?", s'est interrogé le coordinateur de LFI Manuel Bompard, alors que le porte-parole du PCF Ian Brossat a demandé: "Après les arrêtés anti-casseroles, la loi anti-sifflets ?".

De l'autre côté de l'échiquier politique, le député RN Jordan Guitton a dénoncé une "tendance autoritaire dangereuse" alors (...)

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