Pour protéger l'intégrité des enfants ukrainiens, la France prolonge la suspension des procédures d’adoption

Aliaksei Semirski

Les combats font rage depuis plus de 10 mois désormais. En Ukraine, l’invasion russe a des effets sur l’ensemble de la population. Et les enfants sont les plus vulnérables. Pour les protéger, la France a pris une mesure indispensable dès le début de la guerre : geler les procédures d’adoptions entre la France et l’Ukraine. Ce gel, qui courait jusqu’au 31 décembre 2022, vient d’être prolongé pour un an par la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, rapporte BFM.

Cette suspension des adoptions a des implications directes pour des dizaines de Français·es qui étaient en cours de procédure pour adopter un enfant ukrainien avant février 2022. En revanche, celles et ceux qui étaient déjà en contact avec l’enfant ont pu continuer à l’être tout au long de la guerre.

Cette suspension s’explique par une impossibilité de la part des autorités ukrainiennes de procéder aux démarches administratives nécessaires aux adoptions. Et en temps de guerre, ces démarches sont d’autant plus lourdes. Alors que les parents biologiques sont parfois partis se battre contre les Russes et/ou ont été tués, la justice doit mener des recherches pointues pour s’assurer que les enfants ne peuvent pas être récupérés par d’autres membres de leur famille. Or, dans la situation actuelle, impossible de mener ces recherches de manière exhaustive.

Malheureusement, les droits des enfants concernant l’adoption ne sont pas respectés par tous les pays dans ce conflit. En septembre dernier, la sous-secrétaire (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite

L’Académie des César renonce à mettre en avant les personnes accusées de violence
Tout savoir sur la méthode 50-20-30, une technique infaillible pour faire des économies
Comment la répartie de Greta Thunberg a permis d'arrêter Andrew Tate, influenceur d’extrême droite en cavale
La Grande Mosquée de Paris porte plainte contre Michel Houellebecq pour "provocation à la haine contre les musulmans"
Afghanistan : les talibans interdisent aux femmes de travailler pour des ONG, après les avoir exclues des universités