Prothèses mammaires PIP : « Rien de ce qui a été mis à jour par la fraude n’est réglé »

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Dans le scandale des prothèses mammaires défectueuses PIP, la cour d’appel de Paris a confirmé jeudi, la responsabilité de l’entreprise en charge de leur certification. Une victoire en demi-teinte pour Joëlle Manighetti, victime d’une prothèse défectueuse.  

Onze ans. Onze ans que le scandale sanitaire des prothèses mammaires frauduleuses commercialisées par l’entreprise Poly Implant Prothèse (PIP) a éclaté au grand jour, à la suite d’un contrôle de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé en mars 2010. À la place du gel autorisé, la société française utilisait notamment un silicone non-conforme et bon marché. On estime aujourd’hui que plus de 400 000 femmes ont été victimes de cette fraude dans le monde. Victimes d’inflammations, de retards de cicatrisation ou encore de fuites de silicone, de nombreuses femmes française et étrangères se sont rassemblées pour porter leur cause devant la justice. En 2013, l’entreprise TÜV, en charge de la certification des prothèses avait été condamnée par le tribunal de commerce de Toulon pour « manquement à ses obligations de certification et de contrôle ». Depuis, l’affaire a connu de multiples rebondissements. Jeudi, la cour d’appel de Paris a finalement confirmé la responsabilité de la société TÜV et l’a condamnée à indemniser plusieurs centaines de femmes au titre du préjudice d’anxiété. Une victoire saluée par de nombreuses plaignantes mais qui, selon Joëlle Manighetti, victime d’une prothèse défectueuse et créatrice d’un blog pour aider d'autres femmes, n’est pas pleinement satisfaisante.  

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