Proxima : Eva Green incarne une cosmonaute magistrale

Françoise Delbecq

Dans « Proxima», d'Alice Winocour, Eva Green, prix d'interprétation féminine du Grand Prix Cinéma « ELLE », incarne une cosmonaute tiraillée entre sa fille et l'univers. Magistral.

Depuis « Gravity » (2013), d'Alfonso Cuaron, le nombre de films ayant pour toile de fond l'espace est impressionnant. « Ad Astra », de James Gray, avec Brad Pitt, « Seul sur Mars », signé Ridley Scott, avec Matt Damon, ou encore le prochain « Lucy in the Sky », de Noah Hawley, mettant en scène Natalie Portman... Chaque fois, ces aventures astrales sont l'occasion pour les personnages de révéler ce qu'ils ont de plus intime, qu'il s'agisse de courage, de fierté, de frustrations, etc. « Proxima », le troisième long-métrage d'Alice Winocour, s'inscrit dans cette lignée. Sarah, une jeune astronaute - sidérante et magistrale Eva Green, qui a remporté le prix d'interprétation féminine du Grand Prix Cinéma ELLE -, enchantée à l'idée de partir dans l'espace, est aussi déchirée par sa future séparation avec sa fille Stella, 8 ans (Zélie Boulant-Lemesle). Tout en se pliant à un entraînement intensif (plongée dans une piscine en scaphandre, familiarisation avec l'apesanteur...) aux côtés de ses deux compagnons de mission, un Américain (Matt Dillon) et un Russe (Aleksey Fateev), Sarah laisse son sentiment de culpabilité l'envahir. Mélanger la science et la psychologie relève d'une recette qu'Alice Winocour connaît bien. Déjà dans « Augustine » (2012), la réalisatrice revenait sur le travail du professeur Charcot sur l'hystérie et sa fascination pour une de ses malades ; dans « Maryland », elle évoquait le syndrome de stress...

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