Psys : quand les outils numériques viennent en aide aux patients

Anne Lamy

Le divan ou l’entretien en face à face vont-ils disparaître avec le numérique ? On espère que non, car rien ne remplace l’humain… Mais de nouvelles pratiques émergent, qui modifient le mode d’action de ces méthodes.

Le numérique a mis un pied dans le cabinet des psys et n’est pas près de le retirer, comme le montre l’essor des applis sur smartphone pour lutter contre la dépression ou les addictions. Pas de quoi éclipser les thérapeutes, rassure le pédopsychiatre Xavier Pommereau, qui utilise un jeu (serious game) interactif avec les ados. « Les outils numériques ne sont pas nos concurrents. On s’en sert plutôt comme d’un tiers qui facilite l’échange avec les patients. » Pour Fabienne Kraemer, psychanalyste par Skype, « travailler ainsi tient compte de la vie moderne : on peut construire sa vie ici, puis ailleurs. Le virtuel aide à accompagner nos patients. » Trois spécialistes racontent comment cette évolution a changé la donne. En bien.

L’échange par Skype

Fabienne Kraemer, psychanalyste et auteure de « 21 Clés pour l’amour slow », PUF.

« Je suis la seule psy, je crois, à ne travailler que par Skype. Il y a six ans, en partant rejoindre mon mari en Irlande, j’ai proposé à mes patients de me “suivre” ! J’ai reconstitué le cadre, qui compte tant en thérapie : à chaque connexion, le patient voit la bibliothèque, derrière moi. Lui est à la maison, au travail, dans sa voiture (garée !)… Avec Skype, je rentre dans son intimité. Et j’en apprends beaucoup en voyant son lit ou son bazar ! Certes, je ne peux pas avoir de geste de compassion ni garder le silence – le patient penserait que l’on n’est plus connectés....Lire la suite sur Femina.fr

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