Pyélonéphrite aiguë : causes, symptômes, traitements

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D’origine bactérienne, la pyélonéphrite aiguë correspond à une infection urinaire qui s’est étendue aux reins. Dans la majorité des cas, la pyélonéphrite aiguë résulte d’une infection urinaire basse — ou cystite — non ou insuffisamment traitée, qui se propage à la partie haute de l’arbre urinaire. Comment se manifeste-t-elle ? De quelle prise en charge fait-elle l’objet ?

La pyélonéphrite aiguë est parfois qualifiée d’infection urinaire haute par le corps médical, pour la différencier de l’infection basse qui touche, elle, la vessie. Si l’une comme l’autre affichent une origine bactérienne, la pyélonéphrite aiguë constitue principalement une complication de la première. Autrement dit, la pathologie résulte d’une infection basse mal soignée ou rebelle aux traitements préconisés, qui s’étend jusqu’aux reins via les uretères. Ce type d’infection touche majoritairement les femmes, avec un risque accru au cours de la grossesse.

Chez l’adulte en bonne santé, les manifestations cliniques de la pyélonéphrite aiguë se caractérisent par l’apparition soudaine d’une fièvre élevée (supérieure à 38,5 °C) et de douleurs unilatérales ressenties au niveau de la fosse lombaire qui irradient généralement jusqu’à la cavité abdominale. À ces symptômes sont souvent associés des troubles gastro-intestinaux (diarrhée, nausées, ballonnements) et d’éventuels troubles urinaires (envie fréquente d’uriner, brûlures lors de la miction…). Chez la personne âgée, les signaux d’alerte revêtent un caractère différent (...)

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