Qantu : 50 grammes de bonheur intense

Duo passionné de chocolat, Elfi Maldonado et Maxime Simard ont tout plaqué pour extraire la quintessence du cacao des Incas et ravir les gourmands. 

Les chocolatiers qui prétendent aller au fin fond de la jungle pour chercher leurs fèves de cacao, mais qui continuent de mettre de la vanille dans leurs tablettes devraient quand même, un jour, cesser de nous raconter des histoires… Ils pourraient ainsi commencer par goûter ce chocolat unique, fabriqué à Montréal par un couple hors du commun et baptisé Qantu. Issu du quechua, ce mot désigne la fleur des Andes péruviennes qui est au Pérou le symbole national de l’unité et de l’hospitalité.

Deux médailles d’or ex aequo à deux chocolats dégustés à l’aveugle

Pour le découvrir, inutile de faire l’ascension du Machu Picchu : on se contentera d’escalader la butte Montmartre, où la boutique Kosak propose la quintessence du chocolat « bean to bar » (de la fève à la tablette). Les tablettes Qantu sont fines et ne pèsent que 50 grammes. Leur couleur est très pâle, comme s’il y avait du lait dedans, alors qu’il s’agit de chocolat noir 70 % cacao. Au dos de la plaquette, on lit les ingrédients : « fèves de cacao, sucre de canne, beurre de cacao ». Pas de vanille pour maquiller, pas de lécithine de soja, aucun additif. Quand on prélève un morceau, la cassure est claire et franche. Au nez, le chocolat embaume le miel. En bouche, il caresse le palais, fond doucement et libère peu à peu des goûts insoupçonnés de caramel et de fleur d’oranger, de mandarine, de rose et de banane… On comprend alors qu’il existe un autre monde encore inexploré. Délire passager ? En 2018, l’Academy of Chocolate de Londres, qui est un peu au chocolat ce que la cérémonie des Oscars est au cinéma, attribuait pour la première fois de son histoire deux médailles d’or ex aequo à deux chocolats dégustés à l’aveugle, loin devant les autres marques(...)


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