Qatar, des femmes examinées de force après la découverte d’un bébé prématuré abandonné à l’aéroport de Doha

Sarah Lévy
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Des passagères d’un vol Doha Sydney ont été contraintes de subir des examens gynécologiques poussés dans le cadre d’une enquête lancée par les autorités qataries pour retrouver la mère d’un enfant prématuré abandonné dans les toilettes de l’aéroport.

Ils sont venus les chercher dans l’avion, les ont débarquées sur le tarmac, puis les ont conduites de force, dans des ambulances jusqu’à une salle d’examen de fortune où elles ont été contraintes de subir des examens gynécologiques invasifs pour savoir si elles avaient récemment accouché ou non. Voilà ce qu’ont vécu, le 2 octobre dernier, à Doha, des passagères d’un vol Qatar Airways, en partance pour Sydney. « Les fonctionnaires forçaient les femmes à subir des examens corporels essentiellement des tests forcés de Papanicolaou (des frottis, ndlr) » a confié à l’AFP, une source proche de l’enquête interne lancée à la suite de cet évènement.

 

« Ces femmes étaient en état de choc »

Ces examens forcés ont été ordonnés par les autorités qataries après la découverte d’un bébé prématuré abandonné dans les toilettes de l’aéroport. « Le personnel médical avait exprimé ses inquiétudes aux responsables de l’aéroport concernant la santé et le bien-être d’une mère qui avait tout juste donné la vie et demandait de la localiser avant qu’elle ne parte » ont indiqué les représentants de l’aéroport de Doha avant d’ajouter : « Les individus ayant eu accès au secteur de l’aéroport où le nouveau-né a été trouvé ont été invités à participer aux recherches ».

« Invités », un euphémisme pour Wolfgang Babeck, avocat australien et passager de l’un des vols sur lesquels se sont déroulés les...

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