Qu’est-ce que le mouvement féministe sexpositif ?

Depuis la révolution #MeToo, le mouvement féministe « sexpo » prend de l’ampleur en France. Bien plus qu’un espace de libertinage, ces événements mettent le consentement au cœur de leurs pratiques, sexuelles ou non.

Explorer sa sensualité, avec le consentement comme mot d’ordre. Tel est le principe du sexpositif, également connu sous le diminutif « sexpo ». Sous ses airs de libertinage, d’échangisme ou d’orgies, ce mouvement féministe se présente avant tout comme un espace de jeux, prônant la libération de l’érotisme, mais où le sexe n’est pas forcément prédominant. Le but est surtout d’y instaurer un cadre bienveillant.

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Partir à la découverte de ses désirs

Le mouvement sexpositif est inspiré du féminisme pro-sexe, né aux États-Unis dans les années 1980, indique « Le Monde ». Ce courant, issu du milieu queer, a fait des corps et du plaisir des outils politiques, pour défendre les minorités sexuelles et les droits des travailleuses du sexe à l’époque. Le sexpo, lui, est apparu dans les années 1990, mais gagne du terrain depuis l’essor du mouvement #MeToo. « Le principe, c’est que depuis 2017, on ne peut plus vraiment proposer des espaces d’exploration sexuelle sans penser à la question du consentement », souligne la journaliste Célia Laborie dans le documentaire « 50 nuances de sexpositif », de l’émission « Tracks », disponible sur Arte. Ainsi, plusieurs collectifs ont mis en place des espaces, aussi appelés « playrooms » (salles de jeux), pour explorer ses désirs.

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