Qu’est-ce que la narcolepsie ?

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Avec le syndrome des jambes sans repos, l’apnée du sommeil et l’insomnie, la narcolepsie fait partie de la grande famille des troubles du sommeil. Celui-ci est cependant relativement rare – selon l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), il concerne 30 000 personnes en France. Il provoque en tout cas un retentissement important sur tous les aspects de la vie de la personne qui en souffre. Mais de quoi parle-t-on exactement ?

La maladie se caractérise par d’irrépressibles envies de dormir qui surviennent plusieurs fois pas jour, même au beau milieu d’une activité. Les premiers signes se déclarent généralement autour des âges de 15 ans et de 35 ans, et s’accompagnent dans la majorité des cas d’une cataplexie. Il s’agit d’un relâchement musculaire brutal provoqué par une émotion, positive ou négative, sans perte de conscience. Autres symptômes, plus rares : des hallucinations ou des paralysies du sommeil qui ne durent que quelques secondes, à l’endormissement ou au réveil.

Des causes mal connues

« Les causes de la narcolepsie-cataplexie sont mal connues », rappelle la version en ligne du dictionnaire médical Vidal. « Néanmoins, il semble que la prédisposition à cette maladie soit d’origine génétique ». Elle pourrait également être due à une réaction auto-immune qui détruit les neurones situés dans l’hypothalamus qui sécrètent des neurotransmetteurs impliqués dans les mécanismes du sommeil. Enfin, des facteurs environnementaux semblent aussi être impliqués dans le déclenchement du trouble : stress, infection, grossesse, deuil…

Pour contrer les effets de la narcolepsie, la première mesure consiste à programmer des siestes d’environ un quart d’heure à des moments-clés de la journée, afin d’éviter la somnolence. Certains médicaments peuvent également être prescrits comme le modafinil, un psychostimulant qui améliore la vigilance. Les attaques de cataplexie, elles, ont une évolution variable : « elles peuvent disparaître avec l’âge ou lorsque le patient apprend à mieux contrôler ses émotions », indique l’INSV.