Qu'est-ce que le syndrome d’Hikikomori qui pousse à rester chez soi ?

Le Japon compterait aujourd’hui près d'un million et demi de reclus sociaux ou "hikikomori", selon une étude du gouvernement nippon. Un syndrome qui n’épargne pas les autres pays. En France, ils seraient nombreux dans cette situation sans que l’on arrive encore à bien chiffrer le phénomène.

Le mot "hikikomori" vient des termes japonais hiku (hiki) "reculer" et komoru (komori) "se cloîtrer". Le phénomène touche essentiellement des garçons de 15 à 30 ans et se manifeste par un retrait social. "Le jeune hikikomori vit au domicile de ses parents et est en retrait social et relationnel depuis au moins six mois, précise le Dr Marie-Jeanne Guedj-Bourdiau, psychiatre et pédo-psychiatre. On rapproche les hikikomori des NEET (ndlr : Not in Education, Employment or Training), ces jeunes qui ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation. Au Japon, un travail a même montré une évolution des NEET vers le syndrome d’Hikikomori. En France, il n’existe à l’heure actuelle aucune étude de prévalence sur le sujet. En revanche nous savons qu’il y a beaucoup de NEET et que parmi eux 400 000 sont hors radar."

La personne atteinte du syndrome d’Hikikomori passe la majeure partie de son temps au domicile de ses parents, évite toute participation sociale (études, travail, relations) et ne voit plus ses amis proches. "Ces adolescents ou ces jeunes adultes ne présentent pas d’incapacité physique ni de pathologie psychiatrique évidente, poursuit la spécialiste. Cependant, le diagnostic de schizophrénie (...)

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