La réalisatrice Agnès Jaoui dénonce le « machisme habituel » du cinéma français

Margot Ruyter

Invitée d’honneur du festival du cinéma de Valenciennes, la comédienne et réalisatrice Agnès Jaoui revient sur le sexisme au cinéma.

« Le cinéma a cent ans de retard », accuse Agnès Jaoui, invitée d’honneur du festival de cinéma de Valenciennes. Interrogée par « La Voix du N ord », l’actrice et réalisatrice s’est livrée sur le milieu du cinéma. « La discrimination, peu importe laquelle, on ne s’en rend pas compte quand on n’est pas concerné (...) Le cinéma a un siècle à rattraper pour sortir de l’oubli celles qui ont été effacées comme l’ont été des compositrices, des auteures », a-t-elle pointé du doigt. Signataire de la tribune en faveur de la réforme du comité des César, dans « Le Monde », le 10 février dernier, Agnès Jaoui est revenue sur la sous-représentation des femmes dans le cinéma. Le sexisme, elle le connaît bien. Après plus de trente années de carrière, l’actrice et réalisatrice de 55 ans fustige le jeunisme du cinéma et les injonctions faites aux femmes. « Pour les rôles de moins de 50 ans, seuls 22% sont féminins et réservés à des nanas qui pèsent trente kilos... Ça tombe à 3 à 6% après », déplore-t-elle. 

D’actrice à réalisatrice

La comédienne, lassée du peu de rôles offerts aux femmes au cinéma, s’est lancée dans la réalisation parce que « l’histoire d’une femme de 35 ans, ça n’intéressait pas les hommes », raconte-t-elle. Agnès Jaoui concède avoir été « trop longtemps intériorisée et soumise » face aux « excès [et] malentendus ». L’actrice salue les bouleversements récents du cinéma...

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