Réforme des retraites : « C’est culturel en France : les seniors on n’en veut pas. »

© PHILIPPE LOPEZ / AFP

Les seniors, au cœur de l'actualité avec la réforme des retraites, sont loin d'être égaux face à la fin de leur carrière, entre chômage, invalidité ou choix de continuer à travailler. Florilège de situations rapportées à l'AFP.

Olivier Petit Morin, demandeur d'emploi 

« Diplômé dans l'aéronautique, j'ai 58 ans. J'ai fait une belle carrière qui malheureusement s'est arrêtée il y a cinq ans à cause du rachat de la société. J'ai fait un burn-out sévère et il a fallu que je me relève. Après deux ans au chômage, j'ai été directeur général dans les énergies renouvelables, poste perdu en raison du Covid. Depuis mi-2021, j'ai été inscrit à Pôle emploi puis en fin de droits. Je vis avec 530 euros par mois d'allocations. J'ai accompagné des enfants dans le TGV et maintenant je travaille dans un aéroport, toujours avec des contrats précaires.

Si la loi passe, ma retraite sera repoussée. Dire que les seniors ne sont pas embauchés parce qu'ils ont des prétentions élevées, c'est de la foutaise. C'est culturel en France : les seniors on n'en veut pas. »

Ce Lyonnais fait partie des 6 % de 55-64 ans au chômage, un taux plus faible que le reste de la population, mais une tranche d'âge pour laquelle il est plus difficile d'en sortir.

Martine Joliff, partie plus tôt avec une décote 

« Je suis partie à 61 ans avec une décote. Il me manquait quatre ans. J'ai fait beaucoup de temps partiel en tant que professeur d'histoire-géo contractuelle dans le privé. Après impôts, je n'ai même pas 850 euros par mois, ce n'est pas mirobolant, mais c'est mieux que rien. J'ai un mari qui a une bonne retraite. Ça va parce qu'on a de l'épargne.

J'ai décidé d'arrêter parce que j'en avais...

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