Ils ont réinventé leur vie après un burn out

Romine T /Andia.fr

"Après avoir réussi le concours de prof des écoles, j’ai eu mon premier poste en 2001 en ZEP. Au bout de six ans, j’ai connu des déboires avec des parents. Je me suis dit que je n’allais pas supporter ça toute ma vie… En 2010, j’ai obtenu un congé formation, sollicité depuis 2007 et ai fait un DU de psychologie interculturelle et une certification en art-thérapie. Ça a été un souffle énorme car j’en étais arrivée à remettre en cause ma vision du monde et mes compétences. On m’a nommée en Institut thérapeutique éducatif et pédagogique avec des ados aux histoires très lourdes. Mon alcool fort de 17 heures m’aidait à ne pas craquer ! Puis j’ai travaillé deux ans en école ordinaire afin de prendre de la distance et poursuivre mon cursus en art-thérapie avant de renouer avec mes premières amours en enseignant le français aux enfants allophones arrivants. Je souhaitais rester dans le même établissement mais on m’a plusieurs fois mutée. J’ai passé ensuite un entretien pour intégrer l’enseignement spécialisé qui s’est soldé par un refus incompréhensible. Je suis alors entrée en burn in, avec une boule d’angoisse, des insomnies et des maux de tête. De novembre 2018 à août 2021, j’ai vécu ensuite toutes les phases du burn-out, l’effondrement, la colère, les dents de scie. Pour me retrouver, j’ai notamment fait de la réflexologie et de l’hypnose. Mais ça a été positif. Je me rends compte, comme on me l’avait dit, que le burn-out est « un cadeau mal emballé ». J’ai repris le travail à mon (...)

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