Réouverture du Cabaret Voltaire pour un superbe album

Patrick Thévenin
·1 min de lecture
© Richard H. Kirk/PIAS
© Richard H. Kirk/PIAS

On pensait ne plus jamais entendre parler de Cabaret Voltaire, groupe phare du Sheffield des eighties, à la confluence de l’expérimentation électronique, de l’art contemporain, de la performance artistique et de l’engagement politique. Formé en 1973 par Richard H. Kirk, Chris R. Watson et Stephen W. Mallinder, le trio dissèque à ses débuts un savant mélange des obsessions de l’époque : punk et indus, boîtes à rythmes et jazz improvisé, bruitisme et bandes magnétiques trafiquées.

Pourtant, dès leur premier tube, Nag, Nag, Nag (1979), on sent déjà les Anglais en quête d'horizons plus axés sur la dance et l’électronique. Chris Watson, peu enclin à suivre cette nouvelle direction, quitte le groupe en 1981, laissant au duo Kirk & Mallinder carte blanche pour construire sa version d’un funk blanc, visionnaire et futuriste.

“On adorait la dance music des seventies, la soul, le funk, le disco, explique Richard H. Kirk, confiné à 64 ans dans son studio de Sheffield, mais on n’avait pas les moyens d’en produire. Et puis les premières boîtes à rythmes et synthétiseurs, avec lesquels on pouvait construire des séquences répétitives, nous ont permis de nous lancer.”

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