Le racisme a des effets directs sur la vie sexuelle de celles et ceux qui le subissent

Les stéréotypes racistes qui peuplent la conversation autour du sexe ont la vie dure. Ils peuvent même mener à des complexes. Mais le racisme en tant que tel a bien d’autres effets sur la vie sexuelle des personnes qui le subissent.

On les a tous·tes entendus. Ces stéréotypes empreints de racisme quand il s’agit d’imaginer la vie sexuelle, les performances ou le corps des autres. À les croire, les hommes noirs auraient un sexe plus long que la moyenne quand les hommes asiatiques seraient en dessous de la norme. Les femmes asiatiques, elles, auraient tendance à être soumises. Des clichés racistes largement répandus qui ont de profondes conséquences sur la vie sexuelle des concerné·e·s. En plus de devoir affronter le racisme au quotidien et en public, iels le subissent dans leurs relations et leur intimité, explique Well + Good. Les personnes concernées se retrouvent souvent à tenter d’agir à l’encontre de ce que ces clichés disent d’elles, en oubliant parfois la dimension de plaisir.

Mais en réalité, les effets du racisme dans la chambre à coucher des personnes racisées sont bien plus ancrés. Dans une étude publiée en avril 2022 dans le Journal of Sexual Medicine, des chercheur·euse·s ont démontré que le stress lié aux conditions de vie des personnes victimes de racisme avait un effet direct sur leur vie sexuelle. En clair, vivre dans une société construite pour et régie par une majorité de personnes blanches entraîne des inégalités majeures pour les racisé·e·s. Celles-ci mènent à un stress accru et donc à un désir moindre de sexualité, note l’étude.

Pour Well + Good, la psychologue Candice Nicole Hargons expose d’autres théories qui pourraient expliquer cette baisse de libido, notamment chez les femmes noires. (...)

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