Rapport Sauvé : pour les Catholiques, séparer la foi de l’Église

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Les catholiques ne vont pas arrêter de croire en Dieu parce que des religieux sont accusés de pédocriminalité. En l’Église en revanche, c’est plus probable. 

Avec une ferveur quasi-religieuse, Chloé*, 27 ans, inspecte le rapport Sauvé. Publié le 5 octobre 2021, il est le résultat de trois ans de travail de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), menée par Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’État. L’enquête est accablante : 216 000 enfants ou adolescents ont été agressés sexuellement par un membre du clergé depuis 1950, 330 000 en incluant les laïcs engagés dans des institutions catholiques comme les aumôneries ou les mouvements de jeunesse. 

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On est loin des 10 000 victimes estimées en mars dernier, dans une première évaluation. « Bon… C’est pas comme si on était aveugles, soupire la jeune catholique. Tout le monde savait. Mais ça bouleverse de voir à quel point c’est étendu. » Car comment garder la foi quand ceux qui prêchent la bonne parole ne sont pas dignes de confiance  ? L’amour de Dieu empêche-t-il tout sens critique envers ses représentants ? 

« Pour la première fois, il y a un ras-le-bol aussi chez les conservateurs »

Issue d’une famille catholique pratiquante, Chloé prie tous les jours et croit fermement en Dieu tel que le catholicisme l’entend. Elle a été baptisée, a suivi sa scolarité dans un établissement privé, fait sa communion et sa profession de foi. « Ce n’est pas parce que je suis catholique que je nie cette réalité, souligne-t-elle. Au...

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