Rassemblement contre la violence après l'évacuation brutale d'un camp de migrants à Paris

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En France, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce mardi soir place de la République à Paris pour dénoncer les violences qui ont eu lieu au même endroit, la veille. La police a brutalement évacué des migrants afghans qui venaient d'installer leur tente, quelques jours après leur évacuation d'un camp à Saint Denis, en proche banlieue. Les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux ont choqué beaucoup de Français.

Comme la plupart des manifestants, ce sont les images de l'intervention policière qui ont poussé Lucie, 21 ans, ou encore Quentin, 33 ans, à rejoindre la place de la République avec leur panneau improvisé.

« Là, il y a marqué : "Plus de logements, moins de lacrymo. " » « C'est ultra violent ce qu'il y a eu sur cette place. » « On a trouvé çà, bien sûr, inadmissible. » « Il y a écrit : " la démocrachie ". Les valeurs – la liberté, l'égalité, la fraternité –, on ne les retrouvent pas dans les actes de nos dirigeants. » « Parce que ce qui s'est passé hier est insupportable. »

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Le ministre de l'Intérieur a beau avoir demandé une enquête à la police des polices, cette septuagénaire n'est pas du tout rassurée. Elle est venue avec deux amies pour l'exprimer. « C'est de la démagogie pure et simple. Pensant quand même qu'ils y sont allés un peu fort, ils essayent de rentrer dans le rang plus ou moins, mais ils n'en pensent pas moins, j'ai l'impression. »

Deux ministres ont aussi réclamé l'hébergement immédiat des migrants chassés lundi soir. Les associations y comptent bien. « On leur donne trois jours pour proposer des solutions d'hébergement à tout le monde où on sera plus nombreux encore devant la mairie pour exiger que tout le monde sera pris en charge », prévient Maël de Marcellus, coordinateur d'Utopia 56 à Paris.

Début septembre, une même opération n'avait duré que quelques heures. Près de 200 personnes avaient été délogées pas la police. Mais la mairie avait ouvert une salle pour les accueillir.

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