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Dans les rayons des supermarchés, les produits de marque ne séduisent plus

Au mois de juillet, l'inflation a certes baissé sur un an, à 4,3 %, après une première baisse au mois de juin (4,5 %), selon l'Insee. Une baisse due en partie à une augmentation moins marquée des prix alimentaires (+12,6 % sur un an contre 13,7 % en juin). Cependant, les prix restent hauts. Résultat : les Français ont revu leurs habitudes, et la hausse de leurs dépenses a été limitée à 4,2 % sur les dix-huit derniers mois. C'est sans compter les Français qui ont limité leurs achats de nourriture et de produits essentiels. D'ailleurs, selon le baromètre publié par LSA et l'institut Circana, la décrue de l'inflation se poursuit dans l'alimentaire, mais l'inflation reste haute.

Cela se traduit par un changement de comportement, confirme auprès de LSA Emily Mayer, la directrice business insights de Circana, puisque les consommateurs achètent moins et moins cher. Le point le plus marquant est l'écart entre les marques de distributeur (MDD) et les marques nationales. "Avec plus de 11 points de différentiel, la situation se durcit pour les marques nationales, qui pâtissent en juillet tant du niveau élevé des prix que de la météo", analyse Circana auprès du Figaro. Car si les marques nationales sont puissantes sur certaines catégories sensibles aux saisons (boissons, glaces, etc.), les ventes sont en baisse, déjà depuis le mois de janvier (-8 % sur un an).

Certaines catégories de produits sont toujours très inflationnistes, à l'image des plats cuisinés (+33,8 %), des moutardes (+32,1 %), (...)

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