Reconfinement : pourquoi est-il plus dur à vivre que le premier et comment garder le moral ?

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Télétravail généralisé, attestation de déplacement, rassemblements interdits, la France se reconfine. Même si le protocole est allégé, notamment avec les écoles qui restent ouvertes, l'annonce du reconfinement a fait l'effet d'un coup de massue. Laurie Hawkes, psychologue clinicienne et auteur de La force des introvertis aux éd. Eyrolles décrypte pour nous les angoisses que cela suscite.

"Au printemps, on nous avait d'abord annoncé que l'on serait confiné pour 2 semaines", rappelle Laurie Hawkes. "Cette fois, c'est minimum 4 semaines. Et puis, le confinement avait un côté inédit. On se disait : ça va être une fois et on va gagner contre le virus. Cette fois, c'est différent. On nous parle déjà de troisième vague." Au premier confinement, tous les espoirs étaient permis. On pensait que le virus allait disparaître avec cet isolement forcé. "Maintenant, les épidémiologistes expliquent que le confinement met le virus en prison, mais qu'ensuite, il revient", note la psychologue. "C'est très décourageant de voir que le confinement n'apparaît plus comme un remède."

La psychologue compare ce sentiment à ceux qui reçoivent le diagnostic de récidive d'un cancer. "A la première annonce, ils suivent leur traitement de chimiothérapie, avec tous les effets secondaires tellement pénibles. Ils affrontent cela avec courage. Mais en cas de récidive, certains disent "ah non, je ne refais pas la chimio".

Pour chaque déplacement, il faut ressortir son attestation. Une contrainte souvent mal vécue. "Cette fois, pour sortir, il faudra une attestation et un masque", explique Laurie Hawkes. "Cela fait l'effet de cosmonautes qui préparent leur matériel pour sortir dans l'espace."

"Au printemps, on parlait beaucoup de la vie d'après", rappelle la psychologue. "On a vu la pollution diminuer pendant le confinement, on avait un espoir que la société change. Or, rien n'a évolué, les gens ont repris leur voiture par peur de la circulation du virus dans les transports en commun et la pollution par (...)

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