Vous passez votre vie à regarder des vidéos de chats trop mignons ? Ça pollue plus que les avions

Katia Rimbert
Journaliste
Vous passez votre vie à regarder des vidéos de chats trop mignons ? Ça pollue plus que les avions

Coucou l’empreinte carbone ! Ce n’est pas le premier truc auquel on pense quand on parle pollution. Et pourtant, si vous saviez. Regarder des vidéos (inutiles avouons-le) sur YouTube génère des quantités faramineuses de CO2 et pollue plus que les avions.

Il n’y a pas si longtemps, on vous parlait du flygskam, qui prône le boycott de l’avion pour préserver la planète. Si les Boeing et autres Airbus ne font pas du bien à notre planète, ce ne sont pas les premiers pollueurs. Et surtout, il y a des choses que vous faites bieeennnn plus régulièrement que de vous envoyer en l’air (jeu de mots, t’as vu). L’une d’entre elles, c’est perdre un temps précieux à regarder des vidéos de chiens trop drôles / chats mignons qui ont peur des concombres / animaux qui se font des câlins ou qui tombent de façon mythique – rayez la mention inutile.

On ne le sait pas forcément – du moins on ne nous rabâche pas tous les jours que cela a un impact sur l’environnement – mais les géants du web sont des très gros pollueurs. Selon le dernier rapport de la Global e-Sustainability Initiative (GeSI), Google, Amazon, Apple, Facebook, YouTube ou encore Netflix sont responsables de 2% des émissions de CO2 dans le monde. Le même pourcentage que le secteur aérien. Et si vous voulez mon avis, cela ne va pas spécialement diminuer dans les années à venir.

Chaud devant !

Mais pourquoi ça pollue ? Parce que pour engranger toutes les données uploadées sur ces plateformes et faire tourner l’Internet du monde entier, ça demande un minimum de puissance. Les serveurs informatiques sont particulièrement gourmands en énergie pour fonctionner et surtout ils doivent être refroidis… En permanence.

Pas besoin d’avoir fait la même école que Mark Zuckerberg pour comprendre le problème : non seulement ces data centers sont en marche nuit et jour mais en plus ils demandent une dépense énergétique supplémentaires pour éviter qu’ils surchauffent. Ajoutez à ça l’électricité consommée par les réseaux qui relient nos appareils entre eux et vous obtenez une addition assez salée qui représenterait le sixième pays qui consomme le plus au monde.

Un petit jeu sans conséquence

Allez, on fait un petit jeu. Combien de temps passez-vous à mater des vidéos sur YouTube ? 2 minutes par jour, 30 minutes de temps en temps, 1 heure avant d’aller vous coucher ? Sachez que rien que 10 minutes de binge-watching équivaut à 1g de CO2 émis dans l’air. Rien que les recherches sur Google génèrent 600 tonnes de CO2 quotidiennement (selon les chiffres de l’entreprise parus en 2015) et un peu moins de 220 millions de tonnes chaque année. Soit plus que les avions. C’est pour ça qu’on ne partagera PAS de vidéo YouTube de chaton trop cute. Pour vous consoler, voici quelque secondes de mignonnerie, on sent votre frustration.

Si vous voulez être écolo, il va peut-être falloir arrêter de mater des Lol cats (ça fait presque has been d’écrire ça, en plus) avant de black-lister toutes les compagnies aériennes et finir vos vacances en rando dans le Larzac. Ah et pensez à faire du tri dans votre boîte mails et à ENFIN vous désabonner de toutes ces newsletters inutiles. La Terre vous dira merci.