En relisant Philippe Labro

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Il est des personnalités qui donnent un tel souffle, une telle énergie qu'il suffit de les entendre ou de les lire pour ajouter des ailes à sa propre vie. Philippe Labro est de ceux-là. Exemples et souvenirs. 

Je pense à Philippe aujourd'hui non pas parce que nous partageons ou avons partagé des instants de vie inédits, même s'il est vrai qu'il a été l'un de mes maitres dans ces activités professionnelles - presse, animation, radio, télévision, littérature... - où choisir la diversité des actions présente plusieurs avantages, notamment pour élargir le champ des expériences et augmenter ses capacités à maitriser un savoir-faire pluriel.

Je pense à Philippe car - derrière ses livres et ses mots - il y a une formidable dynamique qui encourage à croquer la vie. A la savourer, à l'aimer, à la saisir pour tenter de mieux la comprendre. Pour sauter à pieds joints dans le quotidien. Pour tourner les pages sans perdre une ligne.

La brutalité intense du monde qui - ces derniers mois de pandémie - fragilise un peu plus, laisse apparaitre de grands désarrois, de fortes dépressions. Les doutes s'installent. Les incertitudes augmentent. Le bleu du ciel devient noir. Les nuages tombent sur l'horizon. Le flou n'est plus artistique mais économique. Les cœurs des uns ou des autres ne battent plus comme avant.

En relisant Philippe Labro - qui n'a pas caché les tunnels sombres qu'il a eu à traverser notamment dans son ouvrage "Tomber sept fois, se relever huit" -, c'est un monde qui s'impose de contrastes intenses, de saveurs aussi qui emportent dans un tourbillon au final toujours positif. C'est comme si chercher l'envers du décor apportait autant de satisfactions que la jubilation du trésor que l'on vient de trouver. Derrière la face du côté pile, il y a autant de raisons de s'attarder sur ce que l'on ne voit pas toujours. Autrement dit, derrière le rideau noir qui tombe parfois d'un coup - sans crier gare -, il y a d'autres lueurs qui(...)


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