Rencontre avec l'oenologue Véronique Boss-Drouhin

Sandrine Goeyvaerts

Musicienne accomplie, Véronique Boss-Drouhin s’est rêvée un temps pianiste. Elle a finalement embrassé l’oeuvre familiale Drouhin, contribuant à son harmonieuse réussite. Passionnée et passionnante, cette quinquagénaire dynamique nous parle de son métier.

La maison Drouhin, c’est quatre générations, quatre-vingts hectares de vignes en Bourgogne, dont près de 80 % en grands et premiers crus. Véronique Boss-Drouhin, seule fille des quatre enfants de Robert et Françoise, y assume la responsabilité des départements œnologie et vinification, ainsi, et on le sait moins, que la direction d’une belle propriété en Oregon. « J’y étais dès le premier millésime avec mon père, il y a trente-deux ans. C’était un pari car, à l’époque on ne connaissait que peu les terroirs que ce coin d’Amérique pouvait offrir. » Pour cette Bourguignonne pure souche, attachée
à ses climats, cet élément est primordial : « Nous sommes des révélateurs, porteurs des messages que contiennent les raisins, tous différents selon les climats en Bourgogne. » Alors, tous les jours, à 11 heures tapantes, c’est le rituel dégustation : « Il faut inlassablement goûter, et goûter encore, pour mieux s’imprégner des styles de nos différents vins. Je suis très heureuse de compter ma fille Laurène dans l’équipe. Elle déguste très bien, et peut-être prendra-t-elle ma suite, qui sait ? »

Interview brut de vigne

Votre principal trait de caractère ? La gentillesse.

Et votre principal défaut ? L’impatience.

Qualité préférée chez une femme ? L’écoute.

Votre couleur (de vin) favorite ? Rubis !

Le cépage que vous aimez le plus ? Le pinot noir.

La région ou appellation de cœur ? La Bourgogne, et particulièrement...

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