Rencontres d'Arles 2022 : nos expos et photographes préférés

©mmac72

Après deux éditions bouleversées par le Covid, les rencontres d’Arles sortent le grand jeu. Quarante expositions et cent soixante photographes, dont une majorité de femmes, chahutent notre regard. Best of.

1. Prometteur

Cinq ans que la Fondation Louis Roederer révèle des jeunes talents du monde entier. L’intime est politique semble être le fil conducteur de cette édition où l’on plonge dans les récits personnels de dix artistes. Parmi eux, celui de l’Allemande Mika Sperling, qui brise le tabou de l’inceste à travers ses photos de famille, évidées de l’image du prédateur.

« Je n'ai rien fait de mal », Mika Sperling, jusqu’au 28 août, dans le cadre du Prix Découverte Louis Roederer, église des Frères prêcheurs.

2. Multiculturel

Un pied à Accra, sa ville natale, l’autre à Londres, sa ville d’adoption, James Barnor, 93 ans, aura été le témoin privilégié de l’indépendance du Ghana, avant de capturer l’énergie d’un Swinging London joyeusement multiculturel. De son studio Ever Young, où se précipitent couples et étudiants sur leur trente et un, aux pages de « Drum », magazine sud-africain symbole d’une presse noire et libre, Barnor embarque son monde dans un voyage tout en grâce et optimisme. Oh happy days !

« Stories. Le portfolio 1947-1987 », James Barnor, jusqu’au 25 septembre, La Tour, parc des Ateliers.

3. Féministe

« On ne naît pas femme, on le devient. » C’est dans les pas de Simone de Beauvoir que s’inscrit cette exposition fleuve. Au programme, soixante et onze artistes, connues ou oubliées – Orlan, Cindy Sherman, Valie Export, Birgit Jürgenssen... –, qui, dans les années 1970, en pleine naissance des

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