Que retenir de cette édition “spéciale” du Festival de Cannes 2020 ?

Bruno Deruisseau
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(Valery Hache/AFP)
(Valery Hache/AFP)

“Je n'aurais jamais imaginé un Festival de Cannes où Thierry Frémaux demande sur scène si quelqu'un a le programme.” C'est sur ce constat amusé de Bruno Podalydès, qui venait présenter sa géniale comédie Les Deux Alfred, que s'est achevée cette édition “spéciale” du Festival de Cannes, qui a eu lieu du 27 au 29 octobre. Il est vrai que le moment fut cocasse. Alors que le jury était sur scène pour remettre la seule Palme d'or de cette édition, celle du meilleur court-métrage, le producteur Charles Gillibert, membre de ce jury, ne fut pas en mesure de se rappeler le titre du film égyptien récompensé et de son réalisateur (amusant au regard du titre du film en question : I'm afraid to forget your face, de Sameh Alaa). Le délégué du festival vola à son secours en demandant si, dans la salle, quelqu'un avait le programme, où figuraient les titres des onze courts-métrages de la compétition officielle. La scène pris fin lorsqu'une spectatrice sortit le fameux programme de son sac, avant de l'apporter à Thierry Frémaux.

Une édition symbolique

Un peu gênant oui, mais à l'image d'un festival où le protocole importait peu et où la bienveillance était de mise. Loin des paillettes, du glamour et du faste de mai, cette édition “spéciale” 2020 avait comme prévu plus des airs intimistes de petites avant-premières et de manifestation symbolique que de mini-messe du cinéma mondiale. Et pour cause,

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