Retrait du texte de loi sur l’IVG : plusieurs parlementaires s’indignent de « l’obstruction » menée par la droite

Anaïs Guillon
·2 min de lecture

La navette parlementaire autour de la proposition de loi visant notamment à allonger les délais de recours à l’IVG devait se poursuivre jeudi à l’Assemblée nationale mais il n’en sera rien. Devant la multitude d’amendements déposés par la droite, le Parti socialiste a préféré retirer le texte.

Les députées Albane Gaillot (non-inscrite) et Marie-Noëlle Battistel (PS) ne cachent pas leur mécontentement. Elles devaient tenir ce mercredi une conférence de presse pour préparer l’examen en second lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi prévoyant d’allonger de 12 à 14 semaines le délai légal d’accès à l’avortement. Finalement, ces dernières ont dû revenir sur l’annonce mardi de la présidente du groupe socialiste, Valérie Rabault, de retirer le projet de loi de l’ordre du jour.

Plus de 400 amendements déposés par Les Républicains

« Cinq députés du Parti Les Républicains ont déposé à eux seuls 423 amendements. Lors de la première lecture à l’Assemblée nationale, nous avions eu 120 amendements et la séance avait duré jusqu’à 20 heures. Il nous aurait été impossible d’examiner l’ensemble des amendements récemment déposés dans le temps qui nous était imparti demain puisque la séance s’interrompt automatiquement à minuit », explique Marie-Noëlle Battistel, co-rapporteure du texte.

« On peut clairement dire qu’il y a eu de l’obstruction parlementaire », ajoute Albane Gaillot, auteure de la PPL. Si elle ne renie pas le droit d’amendement, qui offre la possibilité aux députés de proposer des modifications de texte soumis au vote, la députée du Val-de-Marne précise qu’au regard du non-sens de certains amendements, il s’agit bien d’une stratégie politique organisée.

6 femmes...

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